Depuis le début du XXè siècle, on trouve des statues de Jeanne d’Arc dans tous les foyers et dans toutes les églises de France. En effet, si après trois siècles d’oubli, Napoléon réhabilite la mémoire de la jeune Lorraine en 1802, ce n’est qu’en 1909 qu’elle est béatifiée par l’Eglise Catholique et sa canonisation n’interviendra qu’en 1920.

Gérard Fouledeau Le conférencier a expliqué la difficulté à reconstituer la véritable histoire de cette héroïne : certains documents n’existent pas, d’autres ont disparu ou encore ont été falsifiés et bien sûr, le personnage de Jeanne d’Arc ayant été récupéré à des fins politiques, cela n’arrange rien !

Sa naissance est un mystère et la date avancée du 6 janvier 1412 ne se base sur aucun écrit.

Les noms d’Isabeau de Bavière et Louis d’Orléans, frère du Roi sont évoqués comme parents biologiques éventuels, le parallèle étant fait avec un enfant soi-disant mort-né mais dont on n’a jamais retrouvé la dépouille.

Si on ne peut douter de la foi et de la piété de Jeanne d’Arc, il est plus difficile de savoir quel rôle l’évêque Pierre Cauchon a réellement joué et si Jeanne a été ou non brûlée place du Vieux Marché à Rouen le 30 mai 1431 !

Conférence Jeanne d'Arc

L’auditoire n’a pas manqué de poser des questions pertinentes sur ce personnage libérateur, symbole de la France qui ne laisse personne insensible. En conclusion, il a été suggéré que Yolande d’Aragon, belle-mère de Charles VII, aurait joué un rôle important mais méconnu dans cette histoire.