Prochaine Assemblée Générale : Samedi 11/02/2012 - Calendrier des conférences 2012
Promenade sur les anciennes limites de la Principauté de Boisbelle le Samedi 2 avril 2005.
Une présentation fut tout d’abord faite de la Chastellenye Franche et Libre du fief Pot
et de
ses relations avec la Principauté de Boisbelle par un garde en costume, mr Prosper.
Cette seigneurie avait son siège au château de la Chaintre et jouissait de tous les privilèges de
la Principauté.
Le château tombé en désuétude fin XVIIème siècle fut démoli vers 1840 et son
emplacement est aujourd’hui occupé par le foyer logement de Ménetou-Salon.
Un bon soleil printanier était là pour cette 1ière sortie de 2005 organisée par la Société pour parcourir
les anciennes limites sud de la Principauté.
Première halte devant une ancienne borne frontière située maintenant au coin de la rue Franche,
rue qui marquait la limite entre la Principauté et le fief Pot.
Cette borne a été déplacé de son lieu initial situé le long du chemin de Fontbertrange où elle
risquait de disparaître. Elle est ornée de 2 S puisqu’elle marquait la limite des possessions de
l’abbaye de Saint Sulpice en bordure de la Principauté et indique donc également la frontière de celle-ci
(notons que les princes de Boisbelle ne paraissent pas avoir concrètement marqué leur territoire).
Le groupe de visiteurs a continué par la Croix du Fourchet (actuellement, place Jean Alexandre
Buchon) pour descendre, toujours en suivant la limite de la Principauté, par la rue des Amours
et suivre le chemin rural de la Croix du Prieuré à Fontbertrange, sente étroite vestige de l’ancien
temps.
Après la rue de la Gare, il n’est plus possible de suivre exactement la limite que l’on devine
encore sous forme d’un talus en bordure duquel on trouve une autre borne limite toujours en place.
Quittant cette frontière, une visite des restes de la motte féodale de Bonnefond s’imposait.
Cette butte, a été édifiée astucieusement dans une boucle d’un ruisseau, une liaison directe entre
l’amont et l’aval de la boucle permettait ainsi de l’entourer d’eau de tous cotés. Elle devait servir, aux
environs des années 850 - 900, de base à un système de fortifications rudimentaires de terre et de pieux.
Elle faisait peut être partie d’un ensemble de postes de guet dépendant des seigneurs normands des Aix
d’Angillon comprenant aussi la motte de Rians, encore visible, et celle des Gots rasée peu avant 1900.
Reprenant le périple le long des frontières, après une halte permettant de voir une troisième borne ornée
d’une Croix de Lorraine (limite des possessions des archevêques de Bourges) vers le moulin de
Dionet, le groupe a atteint au lieu dit Les Bardys d’en Bas
la chapelle des Berts
édifiée en 1671 dont l’histoire fut commentée par son propriétaire, mr Villepelet qui a restauré cet édifice.
La Chapelle des Berts et la dernière croix toute proche.
Nouveau pôle d’intérêt, Quantilly où mr Bailly a présenté le vieux château
reconstruit au début du XVIème siècle par le seigneur des lieux de 1514 à 1555, Jacques Thiboust.
Un peu avant la réforme, on dit que les notables de Bourges s’y réunissaient pour discuter de sujets
philosophiques et religieux.
Ne serait-ce pas un berceau du Calvinisme ?

Enfin, pour terminer cette intéressante journée, un repas convivial permis à des visiteurs très satisfaits de rêver à cette Principauté Souveraine de Boisbelle.